
En période de tensions géopolitiques alimentées notamment par une compétition mondiale pour l’accès aux énergies fossiles et alors que tout le secteur attend la publication de la programmation pluriannuelle de l’énergie sans délai, 13 fédérations majeures du secteur de l’énergie en France, soutenues par 100 chefs d’entreprise, appellent dans une tribune dans Les Echos à réaffirmer la priorité nationale donnée à la sortie de notre dépendance aux énergies fossiles. Elles rappellent que cette visibilité stratégique est essentielle pour que la production massive d’énergie décarbonée soit un atout majeur de stabilité et compétitivité pour l’économie française.
Aujourd'hui encore la France est largement dépendante aux importations d'énergies fossiles qui représentent 60 % de notre consommation d'énergie et 60 milliards d'euros de dépenses annuelles, tout en provenant d'Etats dont les intérêts stratégiques coïncident rarement avec les nôtres.
Cette situation expose durablement nos entreprises aux crises, aux risques de pénurie et à la variabilité des coûts. Elle nous place dans une situation de vulnérabilité politique et économique, comme la crise de 2022 liée à la guerre en Ukraine l'a brutalement montré. Les évènements récents en lien avec le Venezuela ou le Groenland font craindre une escalade des tensions liées à l'appropriation des ressources fossiles.
Toutes les grandes puissances mondiales s'y préparent, mais la France et l'Europe hésitent : le choix fait depuis plusieurs années de mettre en oeuvre une transition énergétique, adossée à une production d'électricité bas-carbone et largement domestique, combinée à des molécules vertes et décarbonées, nous permettrait pourtant d'être à la hauteur des défis actuels.
Face à cela, les écarts de prix de l'énergie selon les régions du monde pèsent sur la position concurrentielle de l'industrie européenne et sur la viabilité économique des investissements bas carbone.
Comment alors accélérer la sortie de notre dépendance aux énergies fossiles, et ainsi offrir des perspectives de stabilité, de prévisibilité, voire de baisse des coûts pour les consommateurs comme pour les entreprises ?
Nous, chefs d'entreprises, dirigeants économiques et investisseurs, réaffirmons l'urgence de sortir des hésitations, de nous redonner de la visibilité pour soutenir ces investissements essentiels à notre avenir et de réaffirmer le chemin de la souveraineté énergétique de notre continent. Cette ambition est possible et crédible avec une programmation énergétique fondée sur quatre priorités :
En réduisant notre dépendance aux énergies fossiles et en tirant parti au maximum de notre production énergétique décarbonée comme source de puissance économique et stratégique, la France, adossée à une Europe déterminée et pragmatique, pourra transformer ses ambitions en actions, avec clarté et détermination.

Et si la commande publique devenait enfin un véritable levier pour les entreprises européennes qui investissent dans la qualité, l’innovation et l’impact ? Avec son projet de règlement sur les marchés publics présenté le 9 septembre 2026, la Commission européenne propose de changer la donne en renforçant la prise en compte du « Made in Europe » et des critères sociaux et environnementaux dans les règles d’attribution de la commande publique. Mobilisé de longue date auprès de ses dirigeants sur ce dossier, Impact France analyse les enjeux de cette réforme et formule ses propositions pour faire de la commande publique un véritable outil de transformation de l’économie européenne.

La Commission européenne a publié mi-septembre une étude inédite consacrée aux “Impact-driven businesses” pour évaluer la contribution de ces modèles aux priorités européennes, identifier les freins à leur développement et ouvrir la voie à de nouvelles politiques publiques spécifiques. Dans cet article, nous partageons notre analyse des enseignements de ce nouveau rapport européen et décryptons les choix opérés et les perspectives qu’il dessine pour le développement des modèles à impact.